Chauffe-eau solaire dans le Morbihan
Le soleil fournit une énergie gratuite que des capteurs thermiques savent transformer en chaleur. Un chauffe-eau solaire réunit ces capteurs, une boucle hydraulique isolée et un ballon de stockage placé dans le logement. Il couvre une large part des besoins en eau chaude d'une famille, du petit matin jusqu'à la fin de journée.
Des capteurs solaires récupèrent l’énergie thermique du rayonnement. Un fluide caloporteur transporte ensuite cette chaleur vers un ballon doté d’un échangeur, où l’eau destinée aux usages sanitaires reste stockée à température élevée.
Un chauffe-eau solaire regroupe plusieurs composants techniques, dont les capteurs, un circuit primaire fermé protégé par antigel, un circulateur, une régulation et un échangeur placé dans le ballon. Le dispositif intègre aussi un groupe de sécurité, un vase d’expansion et un mitigeur thermostatique à la sortie, tandis qu’un appoint électrique ou au gaz compense les périodes de faible ensoleillement.
Une sonde relève la température au niveau du capteur et du ballon. Quand le capteur devient plus chaud que le ballon, la régulation lance la pompe, puis l’arrêt intervient dès que la consigne est atteinte ou dès que la température du capteur redescend.
Le niveau de production varie selon l’ensoleillement reçu, l’orientation des capteurs et leur surface utile. Un CESI assure le plus souvent 50 à 70 % des besoins annuels en eau chaude avec 2 à 4 m² de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres pour 2 à 4 occupants.
Une installation efficace suppose généralement une exposition sud, une pente comprise entre 30 et 60° et une toiture sans zone d’ombre. Les pertes diminuent quand les liaisons hydrauliques restent courtes et correctement isolées, tandis que la stratification du ballon et un siphon anti-thermosiphon limitent les déperditions pendant la nuit.
La protection du circuit s’appuie sur plusieurs organes, dont une soupape, un purgeur, une défense contre le gel, des dispositifs anti-stagnation et un disconnecteur entre les réseaux. Un suivi régulier porte sur la régulation, les anodes, les filtres et, selon les consignes du fabricant, sur le renouvellement du fluide caloporteur.
Les installations à circulation forcée dominent le marché. D’autres configurations existent, comme les systèmes drainback vidangeables sans antigel, les modèles monoblocs à thermosiphon adaptés aux climats doux et les systèmes solaires combinés, qui assurent le préchauffage d’un plancher chauffant ou de radiateurs basse température.
Solaire thermique et logement
Le solaire thermique se consacre à la production de chaleur et non d'électricité. Cette spécialisation lui vaut un rendement de conversion nettement supérieur au photovoltaïque. La chaleur obtenue se situe au niveau de température recherché pour l'eau sanitaire. Les capteurs occupent une surface de toiture réduite au regard de l'énergie qu'ils fournissent. Le ballon isolé conserve cette production et la restitue au rythme des besoins du foyer. L'appoint n'intervient que pour combler l'écart entre la chaleur captée et celle attendue.
Inclinaison et masques solaires
Le placement des capteurs sur la toiture commande la production obtenue sur l'année. Une exposition proche du sud avec une inclinaison voisine de 45 degrés sert de repère. Un écart d'azimut modéré vers l'est ou l'ouest ne coûte que quelques points de rendement. Une pente plus forte favorise l'hiver, une pente plus faible avantage l'été déjà excédentaire. Les masques créés par un arbre, une cheminée ou un bâtiment voisin pèsent bien plus lourd. Un relevé de ces ombres portées précède donc utilement le choix de l'emplacement.
Bilan annuel de production
L'énergie recueillie par les capteurs suit le rythme annuel de l'ensoleillement. De mai à septembre, une installation bien proportionnée couvre la quasi-totalité des besoins d'eau chaude. Les mois d'hiver apportent une contribution réduite mais jamais entièrement nulle. Sous un ciel souvent voilé, le rayonnement diffus reste capté par un panneau vitré. Le bilan annuel résulte de la somme de ces situations très contrastées. Apprécier une installation demande donc de raisonner sur 12 mois complets.
Prix d'un chauffe-eau solaire dans le Morbihan
Le montant d'un chantier dépend du matériel choisi et des conditions de pose. Le nombre de capteurs découle du nombre d'occupants et entraîne le volume du ballon. Une couverture en ardoise demande plus de soin qu'une toiture en tuile mécanique. L'exposition aux vents marins justifie des fixations et des visseries renforcées. Le cheminement des tuyaux calorifugés jusqu'au ballon constitue un poste distinct. Comparer plusieurs chiffrages détaillés permet de juger de la cohérence de chaque proposition.
Sélection de poseurs de chauffe-eau solaires du Morbihan
THERMOSANIT est basée à Auray et travaille dans la plomberie, le chauffage et l’électricité générale. Son activité mentionne aussi des équipements liés aux énergies renouvelables, avec des références à l’énergie solaire et aux pompes à chaleur.
Ets Lagrée se trouve à Ploemel et intervient sur le chauffage, la plomberie et les chauffe-eau. L’entreprise indique également des prestations portant sur des installations solaires, la géothermie et les pompes à chaleur.
CORIGNET LDPC, installée à Vannes, travaille dans les domaines de la plomberie et du chauffage. L’entreprise assure la pose, le remplacement et la remise en état des chauffe-eaux, ainsi que l’installation et la maintenance de chaudières, de pompes à chaleur et de planchers chauffants.
BZH PAYS DE VANNES, implantée à Brech, intervient en plomberie, en chauffage et en électricité. Les informations disponibles la relient aussi à des travaux sur chauffe-eau solaire et à des installations de chauffage.
Zones couvertes
Vannes, Lorient, Lanester, Ploemeur, Hennebont
Auray, Pontivy, Ploemel, Brech, Quiberon